La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah est observée chaque année le 27 janvier. Cette date commémore la libération du camp d'Auschwitz en 1945 et rend hommage aux millions de personnes qui ont perdu la vie durant l'Holocauste. En cette journée, des cérémonies et des événements sont organisés dans le monde entier pour rappeler l'horreur de la Shoah et l'importance de ne jamais oublier. Les écoles, les institutions et les collectivités locales participent souvent à des activités éducatives afin de sensibiliser les nouvelles générations aux dangers de l'antisémitisme et de la haine. Cette journée est un moment de réflexion et d'engagement pour promouvoir le respect et la tolérance entre tous les individus, quelles que soient leurs origines ou croyances. Il est essentiel de se souvenir de ces tragédies afin de construire un avenir où la discrimination et la violence n'ont pas leur place.
En lien avec cet événement, j'ai pu lire ce matin l'article du Monde du 27 janvier 2026. Celui-ci s’appuie sur une étude publiée par l’Unesco auprès de 2 030 enseignants des 27 pays de l’Union européenne, toutes disciplines confondues. L’objectif n’est pas de mesurer précisément la fréquence de l’antisémitisme à l’école par pays, mais d’évaluer la capacité des enseignants à identifier des propos antisémites et à y répondre.
Un constat ressort : beaucoup d’enseignants disent avoir déjà été confrontés à des incidents en classe et jugent important d’aborder le sujet, mais une part non négligeable peine à reconnaître certains énoncés typiques (notamment ceux qui relèvent de stéréotypes de “complot”). Cette difficulté peut conduire à minimiser ou laisser passer des propos problématiques.
L’entretien insiste aussi sur un angle mort fréquent : l’antisémitisme est souvent traité presque uniquement à travers l’histoire de la Shoah. Pour l’Unesco, cela ne suffit pas, car il faut aussi travailler la continuité historique et surtout les formes contemporaines, en particulier la dimension “théorie du complot” qui exige des repères précis pour être identifiée et traitée en classe.
Enfin, l’article pointe les enjeux de formation : l’offre dédiée à l’antisémitisme contemporain est jugée limitée dans de nombreux pays, et le sujet peut devenir politiquement sensible (notamment dès qu’il touche à des débats liés à Israël), ce qui laisse des enseignants démunis face à certains discours.
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